Désintoxication, thérapie, liberté conditionelle...
Vous avez sans doute entendy parler d'une foule de détails sordides concerant la fin tragique de Manteca après 18 ans au sommet de l'industry du jazz canadian (note de l'éditeur: consulter le guide pour voir si la stylistique admet l'utilisation des mots "industrie" et "jazz" dans une même phrase). Eh vien la vraie histoire n'a jamais été racontée.
Or, à l'encontre des bons conseils de notre relationistes, vous trouverez ci-après et pour la première fois la réelle histoire de la chute et la renaissance de Manteca - une histoire de célébrité moyenne, de cuisine gourmet à l'excès (toujours accompagnée des meilleurs vins) et de notes vertigineuses sur un fond de "jazz pyro". Le moment est venu de lever l'embargo sur la vraie histoire de Manteca.
Le soir du 8 octobre 1998, les neuf membres de World Beat Big Band Manteca sont montés sur scène pour un autre spectacle à guichet fermé. Après avoir accompli 8 albums qui se sont vendus à plus de 10000 exemplaires à travers le monde; plusieurs tournées internationales soulignées par des spectacles au Hollywood Bowl et auprès de légendes comme Miles Davis et Weater Report; après l'obtention de plusieurs prix, y compris un Juno, et 18 ans après leur premier show dans un bar à Toronto, ce concert serait leure dernier.
Durant ces 18 années, la musique de Manteca sortit aux États-Unis, en Allemagne, en Afrique, en Malaisie et en Suède. Leurs nombreuses tournées de la find des années 80 et des années 90 furent saluées unanimemet par le public et les critques ainsi que par l'industrie de la musique, celle-ci toujours en peu dans l'embarras quant à la classification de cet orchestre éclectique du Canada.
Vers la find des années 90, malgré l'accueil enthousiaste de la critique et le plaisir de jouer sur scène, Matt Zimbel et Henry Heillis se sont rendu compte que cela n'était pas rentable. Les tournées autour du monde avec 9 musiciens et l'équipe revenaient trop cher. Ainsi, à contrecoeur et avec l'accord de tous les membres (Manteca, constitue un collectif), il fut décidé de disoudre l'orchestre. Ce fut une soirée pleine d'émotion, étant donné que cela faisait 15 ans que la plupart des membres du groupe et de l'équipe faisaient partie de Manteca. Ils amaient être ensemble et jouer ensemble. Durant le dernier spectacle, Matt Zimbel dit au public: "Je ne suis pas certain si ceci est le dernier show ou le pré-production de notre tournée de réunion...".
Le commentaire fait en plaisantant il y a presque dix ans c'est avéré prophétique. Le 12 juin 2007, Manteca va sortir son 9em album "ONWARD!". "Notre meilleur à date", selon le chef percussionniste Matt Zimbel, et l'orchestre se produira en conerts selectionnés jusqu'en octobre 2008.
Quant à la composition, c'est avec une ouie toute fraîche que l'orchestre a abordé cet album. Avec de nouvelles chansons par Aaron Davis, Henry Heillis, Matt Zimbel et les compositeurs invités, Gord Sheard et Doug Wilde, la création se focalise sur "l'ensemble dans l'ensemble". Ceci a été accompli par le biais d'instrument qui créent une vois mélodique nouvelle pour l'orchestre, notamment le saxophone baryton, flûte alto, clarinette basse, flûteau, instrument à vent électronique (EWI) et trombone. "Ayant constaté qu'une large part des domaines de la salsa, la samba et le funks de nos premières années étaient si bien représentées par d'autres", dit Zimbel, "Nous étions à la recherche de grooves nouveaux et d'approches mélodiques musclées et énergiques qui conserverainet néanmoins la saveur du genre de cassoulet à la Manteca d'où nous provenons tous musicalement.
"Ce n'est pas facile à décrire, mais je dirais que dans "ONWARD!" on peçoit une pincée de Gil Evans, un soupçons de Sergent Garcia et 454g de Manteca d'où émane une odeur rétro circa 2012".
Les sessions pour "ONWARD!" ont eu lieu à Toronto en février 2007 avec Zimbel à la production et l'ingénieur Jeff Wolpert, détenteur de 3 Juno, à la console.
"C'est étonnant ce que nous étions à l'aise réunis tous ensemble en un même studio après tant d'années" a dit Zimbel. "L'ambiance d'autrefois est revenue aussitôt. Dès le compte de la première chanson, nous avons tous senti que c'était ça que nous devions faire. Après la première prise finale le batteur Charles Cooley, le visage rayonnant, s'est écrié: " C'était là depuis dix ans, prêt a éclater." Et bien sûr les histoires de tournées allaient commencer dès que la lumière rouge s'éteignait... "Tu te souviens de la fois a Denver... Ne savent-ils pas pour qui nous nous prenons?"
Manteco fut pour nous tous une expérience unique quant à la composition et l'interprétation. "C'était clair que cela nous avait manqué." a dit Zimbel. "Lors de notre début en 79 le terme "musique du monde" n'était pas monnaie courante, encore moins une section dans une magasin de disques. L'internet n'existat pas et un litre d'essence coûtait 58 cents. La musique, la technologie et l'industrie tout entière ont connu des changements dramatiques au cours des 28 dernières années. Nous avons tous fait des choses très satisfaisantes dans le domaine de la musique depuis notre dissolution en 98, mais Manteca demeure pour nous tous une expérience incomparable, et nous avons tous hâte de retrouver cette multitude de visage souriants que l'on voit de la scène."
Manteca lancera son 9eme album "ONWARD!" distribué par Fusion III, par un concert spécial qui ouvrira le festival de Jazz de Toronto le 22 juin au Square Nathan Phillips.


